• Ophélie Haffner Bouron

LAISSER ETRE SON ENFANT


On dit souvent " on ne fait pas des enfants pour soi" . . . ce qui est juste pour autant sur un autre plan c'est tout autre. Avoir un enfant pour réparer son passé, lui offrir ce qu'on n'a pas eu, lui transmettre ce qu'on aura souhaité recevoir nous même enfant ou ado, lui "éviter les pièges de l'extérieur, et tout cela couvert de " c'est pour son bien'".



Notre histoire influence notre responsabilité de parent. Nous avons une histoire qui à vu naître des événements agréables comme désagréables, une histoire qui elle même a vu l'influence, le marquage dans nos cellules de l'histoire de nos parents, qui eux même ont reçu de nos grands parents etc . . .

Chacune et chacun vivant différents les expériences de la vie, influencé par l'époque et les codes de la société. Tout un tas d'indices qui me permettent d'affirmer clairement que personne ne peut juger personne, aucun être humain n'est légitime pour remettre en cause les décisions, les choix de l'autre. Tout simplement parce que nous n'avons pas tous les éléments en notre connaissance.

Offrons plutôt de la compassion, se dire que la personne a ses raisons pour agir ainsi même si nous ne sommes pas dans la même vérité ou réalité qu'elle.

Avoir de la compassion c'est prendre en compte que plusieurs éléments ont été la "cause" et donc ses éléments sont les graines qui ont permis à la personne de décider, de choisir de dire, de faire.



Nos enfants, Grandes Observatrices et Grands Observateurs de leurs parents et cela dés leur naissance. Voyez comme leur regard était fixé sur nous, enregistrant la moindre mimique, captant la moindre émotion. Il est certain qu'ils connaissent parfaitement leurs parents au fil des années . . . connaissent ils également l'homme ou la femme que nous sommes ?


Il semble important dans le développement de l'enfant qu'il puisse connaître ses deux parties de nous . . . l'homme et le père - la femme et la mère. Cela permet de se "compléter" dans leur histoire et comprendre lorsque certaines situations, événements nous titillent les émotions comme la colère, la tristesse, . . . Comprendre sans s'y identifier, juste en avoir connaissance. Eviter de lui faire porter le poids de notre propre histoire qui n'a pas eu la paix.

Oser répondre, partager, sans filtre, son histoire.


Et puis laisser être ce qui doit être . . .

Rester à notre place de parent, c'est à dire à leur côté. Apprendre à les connaître au fil de leur enfance, adolescence, jeune adulte. Le laisser expérimenter sans avoir peur qu'ils soient déçu, triste parce que nous avons nous même expérimenté au fil de notre enfance, ce qui a permis d'être qui nous sommes aujourd'hui.

Les laisser être, c'est les laisser se construire, se tisser.

Laisser leur verité en être une, la leur, dans leur réalité selon leur perception de la vie et de la société qui les entourent.

C'est se retirer le voile qu'en faisant à leur place vous leur montrer la bonne conduite mais plutôt les impliquer dans votre quotidien comme apprendre à faire à manger tout en étant à leur côté, apprendre à effectuer une tâche du quotidien en se mettant en sécurité, les laisser payer le pain ? apprendre à rendre la monnaie tout en étant à leur côté, etc . . .

Alors la phrase tant entendu " tu vas te faire mal" avant même que notre enfant ai commencé une action . . . on le remplace par " j'ai peur car cela me renvoi à . . " ou bien "attention !!!" quand notre enfant court ou s'amuse à grimper dans l'arbre du jardin. Pourquoi lui signaler un danger qui n'est pas présent et à notre vue ?

Combien de nos jours voyons nous des adolescents ne sachant pas cuisiner ? Beaucoup vous dirons qu'ils ont "la flemme", ou que papa ou maman savent bien faire pourquoi ne pas les laisser ?

Et si à la place, nous proposons à notre ado qu' elle/ il cuisine le repas de son choix et par la suite il/ elle le fasse seul(e) sans notre présence ? Pourquoi ne pas les laisser expérimenter pour apprendre l'autonomie ? Le/ la challenger le vendredi soir ou en week end ? Suivre leurs envies, leur transmettre que tout est réalisable quand c'est créé avec le cœur car le cœur n'a aucune limite jamais !


Laisser être son enfant dés la petite enfance, devenir son guide.

L'inviter à faire par soi même chaque fois que c'est possible, chaque jour, chaque instant.

Etre soi sans condition.


Laisser être ne se traduit pas, par laisser faire tout ce qu'il souhaite sans limite, sans prévention !!! Laisser n'est pas dans l'énergie de rien faire bien au contraire.

Laisser c'est accepter que son enfant soit qui il est, se sentant en harmonie en équilibre, sans transfert de son parent.


Cet article est le reflet de ma réalité, ma vérité, il se peut que vous ne soyez pas d'accord et c'est ok aussi, cela ne remet en question ce que vous ressentez du sujet, il est uniquement présent pour partager.




Texte non libre de droit

Ophélie BOURON






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