• Ophélie Haffner Bouron

QUAND LA FAMILLE COULE EMOTIONNELLEMENT


Comment rebondir ensemble, lorsque parents et enfants sont émotionnellement fragiles, essoufflés, à fleur de peau, épuisés, au point que chacun se voit noyé dans ce qu'il rencontre ?


Nous vivons individuellement différemment ce qu'il se passe depuis 2020. Selon les outils que nous avons en nous, selon notre histoire, selon ce dont nous sommes prêt à entendre, voir, etc . . .

Tout bouscule, tout demande à déconstruire pour aller vers un chemin plus aligné à soi.

En perte de repères, les émotions s'entrelacent, se fusionnent, s'intensifient poussant à plus d'écoute et d'entente de soi et de nos enfants. Cette sensation forte de boire la tasse se ressent dans beaucoup de famille, ne sachant pas comment en sortir, beaucoup de praticiens holistiques et médecins sont sollicités.

C'est à prendre au sérieux car l'intensité qui se joue au niveau psychologique et émotionnel à un impact considérable sur l'équilibre et le bien être de chacun des membres de la famille.


Les émotions qui nous accompagnent, que l'on soit adulte ou enfant ou adolescent, représentent notre météo intérieure. Rappelons qu'une émotion ne nous définit pas, elle est à nos côtés pour mettre en mots ce qui demande à se libérer, se conscientiser, se modifier, s'améliorer, etc . . .

Une émotion non entendue, non écoutée, va par la suite, passer dans notre corps physique en se manifestant par des symptômes plus ou moins intense comme une gêne digestive, lourdeur au plexus, perte d'appétit ou fringale à toute heure, . . . L'objectif : se faire entendre et tant que cela ne sera pas effectué, l'intensité se fera plus grande.

Les émotions peuvent se "classer" en 3 niveaux :

- notre état " comment je me sens"

- une situation " est elle confortable ?"

- une personne "suis je bien en sa compagnie ?".

L'apprentissage des émotions n'est pas exclusivement réservé aux enfants. Nous sommes toutes et tous concernés, invités à une mise à jour régulière, à des rappels.

Il n'existe pas d'émotion plus ou moins importante que d'autre.

Chacune se vit en fonction de soi et uniquement de soi.



Identifier sans se juger.

Accepter que l'émotionnel est entrain de couler est une première étape vers le mieux être pour soi et sa famille. C'est voir qu'il y a des disfonctionnements en soi, c'est prendre conscience que l'on a oublié de rire, de prendre plaisir à créer, à jouer, perdu l'envie de se nourrir de choses qui font du bien pour soi et avec nos enfants. Prendre soin de soi, va permettre ensuite d'être disponible pour prendre soin de son enfant, l'aider dans l'apprentissage de ses émotions et ce qu'il vit dans son quotidien. C'est entendre cette petite voix en soi qui souffle "je vais mal stop".


Accorder des temps de parole ensemble.

Déposer des mots sur nos maux va permettre de se poser la question " et maintenant ? que puis je mettre en place pour rebondir ? que puis je apprendre de cela?" " Ai je besoin de l'aide d'un professionnel ? puis je me confier à un proche ?".

Etre entendu, se légitimer à ce que l'on traverse parce que c'est ok, cela fait aussi parti du processus du changement. Accordons nous le droit de vivre aussi ses étapes désagréables.

La peur la colère font parti des émotions qui accompagnent. Quels messages ont elles ?

Est ce lié à une incompréhension ? une mémoire ou blessure du passé qui remonte ? une perte de contrôle ? une difficulté à lâcher prise ? . . .

Que nous projettent ses émotions qui font que nous nous sentons "couler" ? Quel courage nous n'osons pas prendre pour déplacer nos points de vue et rebondir ?



Créer des temps de parole en famille Autour d'un apéro ? Autour d'un moment où chaque membre de la famille se sentira bien en sécurité ? Mettre une playlist en fond sonore, allumer des bougies pour appeler une atmosphère cocooning ? Installer un jeu de société que nous aimons tous ?

Se donner rendez vous en famille chaque vendredi soir ? fin de semaine, repas rituel en famille, l'occasion de se confier sur nos perceptions du quotidien, ce qui nous a contrarié, blessé, amusé, des incompréhensions etc . . un moment où le jugement, les cris et les règlements de comptes n'ont pas leur place !


Ecrire - dessiner

Cette activité peut permettre de déposer le brouillard de l'esprit, dénouer les fils, désengorger les blocages émotionnels. Notre conseil : prendre soin de ne pas relire ou revoir son dessin s'il exprime des émotions lourdes et sombres. Pourquoi ? ça serait comme ravaler son vomi . . . l'intention est justement de s'alléger. Que faire ensuite des écrits ou dessins ? les bruler, utilisons les énergies de la pleine lune pour brûler et demander à ce que tout soit envoyer à la lumière. Jeter ensuite les cendres au wc.


Oser demander de l'aide à un professionnel

Parfois il arrive que les émotions soient tellement forte qu'il est difficile d'en prendre le recul soi même. Oser demander de l'aide c'est aussi avoir le courage d'identifier un mal être. C'est clamer l'intention de rebondir et aller de l'avant. Choisir le professionnel répondant à nos besoins : psychologue, psychiatre, praticien en psycho émotionnel et énergétique, sophrologue, kinésiologue . .

Se dire que rien n'est figé, apprendre à vivre ce passage tout en étant accompagné pour ainsi accueillir le soleil derrière les nuages.



L'article vient exposer des pistes, déposer des graines de conscience. En aucun cas il vient remplacer une consultation ou diagnostic médical.

Les écrits de cet article ne sont pas libre de droit - Ophélie Bouron


19 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout
Contact

Contact par téléphone ou mail 

© 2019 by Ophélie Haffner Bouron.

Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now